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 Mais le traité était une très belle histoire qui expliquait que lorsque le Seigneur Jésus est mort sur la croix, c'est notre place qu'Il a prise et que l'on avait qu'à le recevoir par la foi pour être sauvé. Mais pour moi c'était trop beau pour être vrai. Sur ce même traité, il y avait une offre du Nouveau Testament de Notre Seigneur Jésus-Christ, gratuite et sans obligation de notre part. Donc, vu que c'était gratuit et que je ne risquais rien, j'ai fait venir le Nouveau Testament. C'était un très beau petit livre et qui ressemblait au livre de messe que j'avais autrefois. Je l'ai placé dans mon bureau avec l'intention bien arrêtée de le lire, car je me souvenais que lorsque j'allais à la messe j'aimais bien lire mon livre de messe et c'est seulement dans ces moments-là que je lisais.

Environ deux mois plus tard après avoir reçu le Nouveau Testament, j'ai eu la visite d'un homme qui avait l'air d'un homme d'affaires, et qui m’a demandé si j'avais reçu le Nouveau Testament que j'avais demandé. À ce moment-là, j'ai cru qu'il voulait soit me le faire payer ou qu'il avait quelque chose à me vendre. Mais il me dit tout simplement qu'il s'intéressait à savoir si d’abord je l'avais reçu et si je l'avais lu. Je lui ai répondu que je connaissais bien mon livre de messe et qu'à l'école ce que j'avais le plus appris était mon catéchisme, je lui ai dit aussi: « Oh, depuis que je suis très jeune je connais cela par coeur, mais je ne pratique plus de religion ». Je dois dire qu'en ce temps-là j'étais vraiment malheureux parce que je me disais qu’en mourant, s'il y a un enfer, c'est bien certain que je serai là pour l'éternité. Car même si je m'efforçais de me convaincre qu'une fois mort tout était fini et qu'il ne pouvait rien y avoir après la mort, j'avais vraiment peur de mourir, et je sais que cette crainte me rendait très misérable.

Alors l'homme m’a demandé s'il pouvait me lire un verset de la Bible? J'ai dit : « Certainement ! » J'avais 34 ans et c'était la première fois que je voyais une Bible. Il m’a lu le verset suivant : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma Parole, et qui croit à celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » Jean 5.24 Il m’a demandé ensuite : « Est-ce que vous croyez cela ?  » « Certainement, » que je lui ai répondu, « c'est l'Évangile ». Alors il m’a demandé : « Avez-vous la vie éternelle si vous croyez ça ? » Je lui ai répondu : « Ah non, car je ne pratique plus la religion et ce n'est pas mon intention de retourner à l’église ». Cet homme m’a répondu : « C'est le Seigneur Jésus qui parle et il n'est pas question de pratique religieuse, c'est une des plus belles promesses de la Bible et c'est le Fils de Dieu qui nous fait cette promesse ». Alors, il a ajouté : « Si vous n'avez pas la vie éternelle, il serait mieux pour vous de dire : “ je n'y crois pas ” car lorsque vous dites : “ j'y crois ” et que vous n'avez pas la vie éternelle, vous faites du Seigneur Jésus un menteur et c'est très grave. » Il dit deux fois : « En vérité, en vérité, celui qui croit, a la vie éternelle », et ce n'est sûrement pas pour vous mentir.» Après qu'il fut parti de chez moi, ma femme, qui avait entendu la conversation me dit : « Cet homme-là parle mieux que tous les prêtres », mais elle n’avait pas saisi la promesse de Dieu, pas plus que moi. Mais à partir de ce moment là, j'étais sur mes gardes et il me fallait réfléchir avant de dire " je crois ".

De 1942 à 1945 j'ai travaillé dans une usine de guerre et le fait, je pense, que j'avais eu une manufacture de chaussures jusqu'en 1939, cela m’a valu une bonne place dans cette usine, car la guerre m’avait empêché de continuer dans mon métier. En 1945, quand la guerre fut terminée, mon frère, qui était dans le commerce depuis plusieurs années à "LA CORDONNERIE LACOMBE", m'a invité à commencer un commerce de chaussures dans son atelier. Je dois dire, que durant la guerre, comme mes six enfants étaient tous en bas âge et que l'on n'avait pas besoin de salon dans notre foyer, j'ai utilisé cette pièce de la maison pour fabriquer des mocassins pour les dames qui travaillaient dans les usines de guerre. J'avais besoin d'aller chez mon frère à "LA CORDONNERIE LACOMBE" pour terminer mes mocassins. Les affaires étaient bonnes et je pense bien que c'est cela qui a inspiré mon frère à m'inviter à partir un commerce de chaussures dans son atelier. J'ai donc commencé en 1945 et comme je n'avais pratiquement pas de dépenses, mon commerce prospérait très vite. En 1946, je me suis fait construire une maison, dans un très beau secteur, en face d'un parc où il y avait un lac artificiel, une piscine et un jeu de tennis. Mon épouse était vraiment heureuse et les affaires allaient très bien.

En 1947, c'est l'année ou j'ai reçu le Nouveau Testament de Notre Seigneur Jésus-Christ. En ce temps-là, je travaillais tous les soirs dans le but de payer ma maison le plus vite possible, car j'avais une hypothèque et j'avais hâte de m'en débarrasser. Le missionnaire qui nous visitait assez souvent, nous invitait pour une assemblée qui se tenait chez la famille Saint-Louis, et nous promettions d'y aller. Mais il arrivait toujours quelque chose qui nous en empêchait. En 1948, il continuait à nous inviter mais là, cela se faisait dans une salle à l'arrière où demeurait un de mes amis, et c'est là que nous sommes allés mon frère et moi pour la première fois. En entendant prêcher cet homme, j'ai été bouleversé car, comme je ne pratiquais pas de religion, je ne pouvais pas croire qu'il y avait quelque chose d'autre que l'Église catholique romaine qui pouvait enseigner l'Évangile, et en sortant de cette salle, j'ai dit à mon frère : « Cet homme a quelque chose que nous n'avons pas, mais j'ai bien l'intention de trouver ce qu'il a ». Pour mon frère, il m'a tout simplement répondu, « Si j'abandonne une religion, tu peux être certain que j'en prendrai pas une autre ». Aujourd'hui, je reconnais que le Saint Esprit de Dieu travaillait dans mon coeur, mais en ce temps-là, il y avait une lutte en moi-même, que je ne pouvais pas comprendre.

Il me fallait que j'aille souvent au monastère des Franciscains au coin des rues Laviolette et Saint-Maurice, car je faisais les sandales que portaient les Franciscains. J'apportais mon Nouveau Testament pour le lire et il y avait plusieurs questions qui me préoccupaient. Je me disais que ces religieux qui ont fait de longues études devraient être capables de répondre à mes questions, mais en vain. Plus j'assistais aux études bibliques, plus je découvrais que ces gens religieux étaient dans l'erreur. Le 12 février 1948, dans la salle, que les gens appelait "LA CABANE" s'est accompli le miracle de ma vie. Depuis la première fois où j'avais entendu prêcher l'Évangile par l'homme qui nous avait invités, je lisais mon Nouveau Testament presque jour et nuit. Sans le savoir, je faisais ce que le Psaume premier dit: « Heureux l'homme qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, et qui la médite jour et nuit. »

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