Gratuité du salut

Selon la Bible, le salut est totalement gratuit. J'avais été obligé de faire tant de choses, tant de cérémonies et de prières pour m'assurer une bonne place dans le ciel! Et cependant, je n'étais jamais certain de pouvoir me présenter devant Dieu; et cela, en dépit de ma fidélité à accomplir mes obligations comme prêtre et religieux. J'avais lu dans la Bible plusieurs fois ce passage, sans que je me pose des questions: « Car c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les oeuvres afin que personne ne se glorifie » (Éphésiens 2.8-9). Mais c'est comme si mon intelligence aurait été enténébrée. Une fois que j'eus été sauvé, et alors que je continuais à faire mon travail de prêtre, une voix intérieure me demandait: « Pourquoi récites-tu ce rosaire? Ne sais-tu pas que le salut est une grâce de Dieu, un don, un cadeau de Dieu? » Alors, en obéissance à la Parole de Dieu, j'arrêtai de faire des choses que j'avais l'habitude de faire dans le but de me gagner mon salut et une meilleure place dans le ciel. Quand je les faisais c'était comme si je méprisais le Seigneur Jésus, c'était comme s'Il n'avait pas assez fait pour moi, ou bien comme s'Il ne l'aurait pas fait avec assez de perfection! Pourtant ne s'était-il pas écrié: « Tout est accompli! »? (Jean 19.30).

C'est pourquoi comme l'a exprimé l'APÔTRE Paul: « oubliant ce qui est en arrière, et me portant vers ce qui est en avant ... » (Philippiens 3.13-14), c'est alors que je commençai à apprécier vraiment la Personne du Seigneur Jésus, appréciation qui est allée sans cesse en grandissant depuis lors, à mesure que je délaissais ces pratiques du passé. « Le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6.23).

Sur la base de la gratuité du salut, je compris en même temps que les oeuvres méritoires: indulgences, prières répétées, neuvaines, pélerinages, oeuvres de charité... tout cela devait être abandonné, mis de côté, puisqu'elles ne pouvaient pas non plus me « GAGNER » le salut de Dieu ni son ciel. Dieu avait dit: « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Ésaïe 64.5). Je compris en même temps que, si bien le salut de Dieu ne peut pas s'acheter, cependant il y a des oeuvres qui suivent le salut, qui sont des résultantes du salut: « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions » (Éphésiens 2.10). Nous ne sommes donc pas sauvés par des bonnes oeuvres; mais, une fois que nous sommes sauvés, nous devons faire les oeuvres que Dieu veut que nous pratiquions.

         

Expérience de Corneille Table
La Foi Vivifiante
La célébration de la messe

Prêtre, mais inconnu de Dieu